Fondée en 2012, La maison Henriette H et ses petites culottes brodées ont conquis les cœurs et les fesses des parisiennes. 

Sarah Stagliano, l’amoureuse originelle

Enfant, Sarah suit un enseignement alternatif tourné vers les arts et la création manuelle. Plus tard elle entre au conservatoire pour devenir actrice. La scène, la littérature, se costumer, jouer, écrire, raconter des histoires. C’est ce qu’elle a toujours aimé faire ! 

Parallèlement au théâtre, elle travaille comme vendeuse dans un grand magasin. Sarah ne connaît rien à la mode. Elle n’est pas parisienne ou fortunée et pense avec naïveté que ce monde trop pointu n’est pas pour elle. Elle découvre donc, un peu par hasard, ce nouvel univers. Les vêtements, les accessoires, les matières, le tissu, les finitions, les formes, les drapés sont autant de papiers pour écrire les histoires qu’elle se raconte depuis toujours.

Henriette H, la scandaleuse

Sarah habite un appartement parisien avec son amoureux. Plusieurs femmes ont vécu dans ce lieu. Les portraits, robes, bijoux, poudriers et carnets oubliés ici et là peuvent en témoigner. Imprégnée de leurs histoires, Sarah crée le personnage : Henriette H. Personne ne connaît son véritable nom. Henriette est le subtil mélange de trois femmes, une que Sarah a connu, une autre imaginée et une enfin qu’elle a été. La première est une vedette sexy, la seconde est une muse indépendante, la dernière une séductrice romanesque. Henriette H endosse tous ces rôles au fil des collections, à l’instar des femmes d’aujourd’hui.

Article de mode d’intimité

Son héroïne, Sarah l’avait en tête ! Incorrigible romantique, effrontée et espiègle, elle parle d’amour et manie les mots avec bon goût, à la frontière du politiquement correct. 

Son premier support d’expression fut une collection de bijoux au charme suranné... Henriette H était seulement vêtue d’un sautoir… Chaque parure portait le nom d’un amant… une bien jolie façon de garder les hommes pendus à son cou ! 

Au détour d’un voyage en Inde, Sarah découvre le voile de coton, toujours fascinée par l’intimité, l’érotisme et les mots, elle développe sa première petite culotte froufroutante et brodée d’un nom d’homme à l’occasion de la saint Valentin. Nous sommes en 2014.

Trois ans plus tard, cette culotte créée pour Henriette parcoure la ville sous les jupes des filles. Son vestiaire d’articles de mode est maintenant composé d’une chemise en popeline ou en voile de coton, un caraco, un shorty et enfin un soutien-gorge assorti à la célèbre culotte. On y trouve aussi un vrai caleçon d’homme ! Souvent pour lui mais aussi pour elle. Toujours cousues de fil blanc, comme les trousseaux des mariés d’autrefois, et toujours brodées de fils rouges, ces pièces intemporelles subliment les courbes du corps des femmes qui les portent.

Chaque saison, Sarah explore de nouvelles matières et formes à travers une ligne capsule présentée comme un roman graphique érotique qui raconte les moments d’intimités d’un couple ou d’une femme.